Les variantes du jeu d'échecs - Echecs et informatique sur PC-Windows

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Variantes

Les variantes du jeu d'échecs




Il y a un très grand nombre de jeux utilisant le plateau et les pièces du jeu d'échecs, mais appliquant des règles plus ou moins différentes. Un très grand nombre signifie des centaines! Chaque année, de nouvelles variantes apparaissent ! Il est bien sûr hors de question de les examiner toutes. La plupart ne sont d'ailleurs que des curiosités pratiquées uniquement par quelques rares initiés. Je me contenterai pour ce site de passer en revue les versions "préhistoriques" des échecs - tel que le Chatrang, jeu qui est probablement à l'origine des échecs que nous connaissons aujourd'hui - et les variantes objectivement les plus pratiquées, en compétition classique ou comme alternatives populaires sur les serveurs de parties en ligne, tels que FICS, ou Lichess.  


Les variantes

Antichess, loser's chess et suicide
Atomic chess
Chatrang (Shatranj)
Chess 960 (échecs aléatoires de Fischer) / Shuffle chess
Crazyhouse
Double blitz (bughouse ou blitz à quatre)
Horde et Dunsany's chess
Kinglet (ou Imperial Fiddlesticks)
King of the hill (roi de la colline ou de la montagne)
Three-Check chess (trois échecs)
Racing kings






Antichess, suicide, loser's chess

Ce sont les variantes "Qui perd gagne" des échecs, connues sous le nom d'antichess ou anti-échec. En clair, pour gagner il faut soit ne plus avoir de pièce, soit être dans une situation de pat. Notons aussi que :
1/ Les pièces se déplacent toutes comme aux échecs standard, mais le roi est une pièce comme les autres. Il n'y a pas d'échecs, ni de mat, ni de roque.
2/ La capture est forcée, comme aux dames. Lorsque plusieurs captures sont possibles en même temps, le joueur au trait peut choisir la prise qu'il souhaite.

Le serveur de parties en ligne Lichess offre cette variante. Le serveur FICS en propose deux autres, légèrement différentes sous les noms de "suicide" et de "loser's chess".

Suicide

Les règles sont identiques, sauf sur un point de détail : le roi étant une pièce ordinaire, un pion peut-être promu en roi. Il peut donc y avoir deux rois de la même couleur sur l'échiquier.

Loser's chess

Loser's chess est également très proche dans son principe de l'antichess de Lichess, mais avec quelques différences plus importantes que suicide :
1/ Le but est toujours de perdre toutes ses pièces, mais cette fois à l'exception du roi.
2/ Le roi conserve un statut spécial. Il peut être mis en échecs et si c'est le cas, il doit être défendu. Si une défense implique une capture, elle doit être privilégiée.
2/ Pour gagner, il y a trois voies possibles :
-Perdre toutes ses pièces sauf le roi
-Être maté
-Être pat
3/ Les petits et grands roques sont possibles, bien que beaucoup moins utiles.
4/ la règle des 50 coups s'applique et aboutit à une partie nulle, de même que la règle des trois mouvements successifs identiques.


Autre nom possible pour cette variante : "losing chess", "giveaway chess", "killer chess"...


Atomic Chess

C'est l'une des variantes les plus complexes. Ici, les règles des échecs standards continuent à s'appliquer, mais avec une différence de taille : la pièce qui prend fait "exploser" toutes les cases autour d'elle, sienne comprise. Et toutes les pièces qui s'y trouvent, y compris la pièce attaquante et la pièce attaquée, sont retirées du jeu, sauf les pions.
Les pions ne peuvent être pris que par les méthodes des échecs standard, à une exception près: lorsque un pion est la pièce attaquante. Dans ce cas,  il est quand même retiré du jeu.
Quelques précisions s'imposent :

1/ Les rois ne peuvent pas exploser, de la même manière qu'ils ne peuvent pas être pris dans les échecs standard - mais seulement mis en échec. Cela entraîne que les rois ne peuvent pas  prendre de pièce. Mais :
Le mat traditionnel s'applique.
➤Si un coup abouti à menacer de faire exploser les cases où se trouve le roi adverse, cela équivaut à un mat. L'attaquant gagne la partie.
➤Un coup qui amènerait un joueur à menacer son propre roi est illégal.
➤Rois adjacents : avec la règle "atomic", les deux rois peuvent légalement se trouver sur des cases adjacentes, puisqu'ils ne peuvent prendre aucune pièce. La règle précédente entraîne que la partie ne peut pas être gagnée tant que les rois sont adjacents. Si les rois ne peuvent plus être séparés, la partie est nulle.


illustration : si le pion attaque la dame blanche il disparait dans "l'explosion", ainsi que la dame et le cavalier. L'autre pion reste en place.

On peut jouer à la variante atomic sur les serveurs de parties Lichess ou FICS.

En savoir plus ?
La règle d'atomic selon Lichess
"Study" Lichess illustrant la variante atomic

A noter : dans la variante "atomic" des échecs, les blancs ont un avantage décisif dû au fait qu'ils ont un 1/2 coup d'avance sur les noirs. Ceux-ci sont souvent contraints à la défensive et si les blancs jouent correctement, les noirs perdent, même s'ils ont eux aussi une bonne maîtrise du jeu. C'est pourquoi une sous-variante stipule comme règle supplémentaire qu'aucune pièce ne peut-être prise durant les trois premiers tours de jeu. Ni Lichess ni FICS n'ont toutefois retenu cette amélioration.



Chatrang (ou shatranj)

On ignore où se situent exactement les origines du jeu d'échecs. Les formes les plus primitives sont nées probablement quelque part en Asie entre le 3eme et 4eme siècle de notre ère. On sait en revanche qu'au sixième siècle, un jeu très proche de nos échecs modernes, le "chatrang", est apparu en Perse. Le jeu est devenu assez vite très populaire dans le monde musulman, au moyen-orient. Puis le "chatrang" a accompagné naturellement la poussée musulmane en Europe du sud (Espagne, Italie) et en Afrique du nord, au milieu du moyen-âge.



Les règles du jeu sont très proches de celles des échecs modernes. La position initiale des pièces est la même qu'aujourd'hui.
➤Le roi se déplace comme aux échecs d'une case dans toutes les directions. Il peut au cours de la partie réaliser une seule fois un mouvement en L comme un cavalier; ce mouvement ne peut pas être réalisé s'il est en échec.
➤Le conseiller (vizir), qui occupe la position de la dame, se déplace d'une case en diagonale.
➤Les éléphants, sur la position des fous, se déplacent de deux cases en diagonale. Comme les cavaliers, ils peuvent passer par dessus les pièces qui font obstacle.
➤Les chevaux (faras) occupent la position des cavaliers et se déplacent de la même façon.
➤Les chars (roukh) occupent la position des tours et se déplacent de la même façon.
➤Les soldats (baidaq) occupent la position des pions, se déplacent de la même façon et prennent en diagonale. Mais ils ne connaissent pas la possibilité de se déplacer de deux cases à leur coup initial. De plus leur promotion ne se fait qu'en conseiller.

Le déroulement du jeu est identique à celui des échecs. Le but est de bloquer le roi, ce qui correspond exactement à la règle du mat. Les prises fonctionnent comme aux échecs. Les blancs jouent en premier. En revanche, le roque est inconnu.

Remarque : les possibilités de mouvement des pièces au chatrang font que les débuts de partie sont beaucoup plus lents qu'aux échecs. C'est probablement l'une des causes de l'évolution du jeu vers les échecs modernes.



La règle ci-dessus correspond à la variante la plus moderne du "Chatrang". C'est celle que vous pourrez pratiquer avec ChessV (ce programme propose un set de pièces spécifique - ci-dessus).
A ma connaissance, aucun serveur de parties en ligne ne propose de jouer à cette variante ancienne.



Echecs 960 - Echecs aléatoires de Fischer / Shuffle chess

Inquiet de voir les champions d'échecs passer leur temps à apprendre par coeur toutes les bonnes lignes d'ouvertures jusqu'à 20 coups ou plus, l'ancien champion du monde Bobby Fischer a mis au point une nouvelle règle du jeu d'échecs appelée "Chess 960" - ou souvent aussi les "échecs aléatoires de Fischer" - qui rend inutile l'apprentissage des ouvertures.
Les changements sont finalement relativement modestes. On peut même dire que les règles sont rigoureusement les mêmes, sauf sur deux points: la position de départ et le fonctionnement du roque.



Une position de départ possible aux échecs 960

Dans la version 960, les pièces de la première et de la huitième rangées - où se trouvent les pièces majeures - sont positionnées au hasard, et changent donc à chaque parties, la configuration des noirs étant exactement symétrique de la configuration des blancs. Il y a quelques petites restrictions fort logiques :

➤Le roi doit être entre deux tours, pour pouvoir roquer (car la règle 960 conserve la manoeuvre du roque).
➤Les fous doivent évidemment être sur des cases de couleur différente.
➤Les pions seront par contre à leur place habituelle.

Bobby Fischer avait calculé que cela faisait 960 possibilités de coup de départ possibles, contre à peine une vingtaine pour les échecs classiques. D'où le nom de sa variante.
Le bouleversement de la première rangée a toutefois contraint Fischer à aménager un peu la règle du roque de la façon suivante :  

➤Le roi a toujours une tour du côté gauche et une autre du côté droit
➤Quelque soit la position initiale des pièces, le roi et la tour atterrissent toujours, au cours de la manoeuvre du roque, là où elles devraient être dans une partie classique. Pour le petit roque, blancs ou noirs peu importe,  la tour arrive sur la colonne f et le roi sur la colonne g. Pour le grand roque, la tour atterri en d et le roi en c.
Pour le reste, les règles habituelles s'appliquent : il ne doit plus y avoir de pièces entre le roi et la tour, le roi ne doit pas être en échecs, etc.
Une fois l'ouverture terminée, une partie 960 ressemble beaucoup à une partie classique.


Informatique et échecs 960

La variante Fischer était vraiment intéressante et aurait mérité davantage de succès. Elle a dû faire face à trois écueils : à chaque début de partie il fallait organiser une fastidieuse opération de tirage au sort des pièces. L'autre obstacle résidait dans la complexité apparente de la nouvelle règle du roque - qui a souvent été mal comprise. Enfin, le conservatisme du milieu des échecs est aussi en cause.

Par contre, beaucoup de bons moteurs d'échecs supportent nativement la variante 960 : par exemple Stockfish, Komodo, Fruit, Spike, Hermann...
Les interfaces d'échecs l'emploient parfois également. C'est le cas de l'interface commerciale Fritz. Dans le domaine libre et gratuit, Scid vs PC la propose, mais uniquement en partie tactique contre le moteur Phalanx, pas en partie sérieuse contre un moteur UCI, même s'il supporte la variante.
Sur ce point par contre Arena fait très fort. Avec cette interface, on peut jouer à la variante 960 dans toutes les conditions et avec n'importe quel moteur, UCI ou Winboard, qu'il supporte ou non nativement la variante. Il faudra juste être attentif à désactiver la bibliothèque d'ouvertures du moteur ou celle d'Arena si elle avait été sélectionnée, ceci afin d'éviter qu'il ne perde du temps à chercher dans la table des coups qui ne peuvent pas s'y trouver.
Crafty Chess Interface et Lucas Chess ont fait par contre l'impasse totale sur la variante 960.

Côté programme d'échecs, ChessV propose la variante 960 sous le nom de "Fischer random chess".

Enfin, tous les serveurs de parties, en particulier les gratuits FICS et Lichess, offrent la possibilité de jouer aux échecs aléatoires de Fischer.


Shuffle Chess, Wild castle

En réalité, Bobby Fischer n'a pas tout inventé de sa variante 960. Elle est une adaptation de la variante "Shuffle" (qui signifie "mélange" ou "tirage au sort"), apparue à la fin du 18eme mais tombée en désuétude sans avoir connu le succès. Comme pour la 960, la variante Shuffle prévoit un tirage au sort de la position de toutes les pièces de la première rangée, avec une seule restriction : les fous devront toujours être sur une couleur différente. Mais elle abandonne le roque.

Seule l'interface Arena permet de jouer à la variante shuffle pure. Le programme ChessV permet de joueur à "Wild Chess", une forme très proche de Shuffle, qui s'en différencie seulement par le fait que le roque reste possible, parce que le roi est les tours échappent au tirage au sort de la position. Les rois sont positionnés toujours sur la colonne "e" et les tours sur les colonnes "a" et "h".


Crazyhouse

Le "Crazyhouse" est une variante des échecs qui emprunte au shogi la possibilité de poser sur n'importe quelle case libre du plateau une pièce précédemment capturée, comme si elle était une des siennes. On appelle cela le "parachutage" ou "drop".

Les règles habituelles des échecs sont conservées. S'y ajoutent les règles de parachutage. Voici comment cela fonctionne :
1/ Une pièce que vous capturez est stockée dans votre réserve de pièces, en prenant votre couleur ;
2/ Vous pouvez prendre l'une de ces pièces à votre tour de jeu et la poser sur n'importe quelle case libre de l'échiquier. Cela équivaut à un coup.
3/ Un parachutage peut entraîner un mat immédiat.
4/ Les pions peuvent être parachutées, mais pas sur les 1e et 8e rangées.
5/ Si un pion promu est capturé, il entre dans la réserve du joueur sous forme d'un simple pion.


Ici, les blancs s'apprêtent à remettre en jeu le fou noir - devenu blanc-  sur la case C3, mettant le roi noir en échecs.

Voir une démo ?

La variante Crazyhouse a aujourd'hui beaucoup de succès sur les serveurs de parties, notamment sur Lichess. On peut y jouer également sur FICS.

A noter : la variante "double blitz" ressemble beaucoup à "crazyhouse", mais se joue à quatre et sur un rythme très rapide.   


Double Blitz (blitz à quatre) ou bughouse

Le "double blitz" ou "blitz à quatre" est une variante du jeu d'échecs assez populaire qui se joue en deux équipes de deux joueurs, avec deux échiquiers, les équipiers ayant des couleurs alternées.
En cours de partie, lorsqu'un joueur prend une pièce adverse, celle-ci est transférée dans la réserve de son équipier. Lequel peut, lorsqu'il est au trait, poser la pièce sur un emplacement vide de l'échiquier. Cela équivaut à un coup.
Le "double blitz" est joué à la pendule et le temps de chaque joueur est assez bref, souvent 5 minutes. Comme le nom l'indique, il s'agit bien de parties blitz.
La victoire est obtenue idéalement par l'équipe qui arrive la première à faire échec et mat. La victoire est acquise si l'un des joueurs adverses abandonne ou encore perd au temps.  
Autres points particuliers :
➤Lorsqu'un pion est capturé, le partenaire ne peut pas le poser sur la première ou la dernière rangée de l'échiquier.
➤La promotion des pions fonctionne, mais si un pion promu est pris, il ne pourra réapparaitre sur l'échiquier du partenaire que comme un simple pion.
➤Un pion réactivé sur l'échiquier du partenaire posé sur sa seconde rangée peut avancer de deux cases pour son premier coup, comme un pion "natif".
➤La communication orale entre les équipiers est tolérée.

Vous aurez remarqué que cela ressemble beaucoup à la règle du "crazyhouse", mais à quatre.
Le "double blitz" est employé régulièrement en championnat. Le serveur de parties FICS propose la variante sous le nom de anglo-saxon "bughouse".



Horde et Dunsany's chess

Dans cette variante, dérivée du "jeu de Dunsany", les noirs débutent la partie avec toutes les pièces du jeu standard et dans les mêmes positions. De leur côté, les blancs n'ont que des pions, mais en nombre : 36 pions, disposés comme ci-dessous :



C'est la horde. Le job des noirs est de la décimer entièrement ; celui des blancs est de les en empêcher et de mettre mat le roi noir. Précisions :
1/ Les pions du premier et du deuxième rang peuvent se déplacer de deux cases.
2/ Les pions noirs ne peuvent pas capturer les pions du premier rang qui ont bougé de deux cases car ce n'est pas une capture en passant valide.

Si le départ est assez simple, les prolongements tactiques de cette variantes sont assez complexes. Le canadien Philippe Saner a rédigé une excellente petite étude théorique permettant de découvrir les rudiments tactiques et stratégiques de cette variante. Je l'ai traduite pour vous.
Télécharger l'étude "guide détaillé de la horde" de Philippe saner, en français ?


Dunsany's chess

Le "jeu de Dunsany" est une variante d'échecs asymétrique inventée par un anglais, Lord Dunsany, en 1942, dans laquelle les noirs ont toutes les pièces du jeu d'échecs standard, avec la même configuration tandis que de l'autre côté, les blancs ont 32 simples pions. Comme ceci :

Les règles sont les mêmes que pour les échecs standard, avec les exceptions suivantes:

1/ Les noirs se déplacent en premier.
2/ Les pions noirs peuvent avancer comme d'habitude d'une ou deux cases pour leur premiers coups, mais pas les pions blancs.
3/ Pour gagner, les noirs doivent capturer les 32 pions blancs, tandis que les blancs gagnent en matant les noirs.



A noter :
1/ Les pions noirs comme blancs bénéficient de la promotion en arrivant au bout du camp adverse.
2/ Si le jeu est bloqué du fait que les blancs n'ont plus de mouvement légal, la partie est déclarée nulle.

A ma connaissance, aucun site de parties en ligne ne propose la version originale de lord Dunsany. Et cette variante pourtant importante est ignorée de ChessV. Un peu dommage.


Kinglet (ou Imperial Fiddlesticks)


Encore une invention du prolifique Vernon Parton. La variante "Kinglet" a été révélée en 1953. Les pièces, leur capacité de déplacement, leur position de départ sur l'échiquier sont les mêmes qu'aux échecs standard. Mais ici le but de chaque joueur et d'éliminer les huit pions de l'adversaire. Le roi n'est qu'une pièce comme les autres. Il n'y a ni échec ni mat. Les rois peuvent d'ailleurs être capturés.
Autre point important : lorsqu'un pion arrive en position de promotion, il se transforme en roi. Il n'y a pas de choix.

Bien que la variante "Kinglet" ait connue une certaine popularité, elle n'a pas été reprise par les serveurs de parties en ligne. Par contre le programme ChessV permet d'y jouer dans de bonnes conditions.


King of the Hill

Dans la variante "Roi de la colline" (ou de la "montagne"),  toutes les règles des échecs s'appliquent y compris le mat, mais il y a une autre voie pour gagner la partie : arriver à amener son roi sur l'une des quatre cases centrales (e4, e5, d4, d5), la colline ou montagne. Notez qu'un roi ne peut se positionner sur l'une de ces cases si cela le met en échec.
On peut jouer à la variante "King of the hill" sur Lichess.



Three-check chess

Dans cette variante on peut gagner en réussissant à mettre trois fois le roi en échec. Toutes les autres règles des échecs s'appliquent. Quelques précisions :
1/ Si votre roi est en échec, vous devez y porter remède avant toute chose, comme aux échecs standard. Vous ne pouvez pas par exemple gagner en mettant pour la 3eme fois votre adversaire en échec si votre roi est lui même en échec.
2/ On peut toujours gagner en matant à la manière traditionnelle.
3/ Si plusieurs pièces mettent un roi en échec, cela ne compte que comme un seul échec.

On peut jouer à la variante "Three-check" sur Lichess.



Racing kings (course de rois)

Une variante légère mais très amusante, inventée par Vernon R. Parton en 1961 (par ailleurs aussi à l'origine des variantes "Alice" et "Kinglet"). Les deux joueurs démarrent la partie du même côté de l'échiquier avec toutes les pièces habituelles sauf les pions. Les noirs occuppent l'aile dame et les blancs l'aile roi. La configuration est la suivante :



Le but du jeu est de faire parvenir le premier son roi sur la huitième rangée.
Détail des règles :
1/ Les pièces se déplacent toutes comme dans la version standard des échecs
2/ Le roi reste une pièce à part. Ici, il ne peut pas être mis en échecs ou attaqué de quelques manière que ce soit. Ainsi par exemple, dans la position de démarrage, le cavalier ne peut pas attaquer le fou à sa porté car dans cette position il mettrait le roi en échec. Pour la même raison, un roi ne peut pas se déplacer sur une case où il serait lui même attaqué, comme dans la règle standard.
3/ Les blancs commencent la partie et ont donc une avance d'un 1/2 coup sur les noirs. C'est pourquoi, si le roi blanc arrive premier sur la huitième rangée et que le roi noir suit immédiatement, il y a naturellement égalité. La partie est considérée comme nulle.

La "course de rois" est proposée sur Lichess.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
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